Parfait pour faire une pause pendant l'hiver. Nous pourrions nous croire en Angleterre ; et bien non, nous sommes dans un collège huppé et traditionnel à Boston en 1970. Les vacances de Noël dis-persent les étudiants, sauf ceux que leurs familles, trop lointaines, indisponibles, empêchent d'accueillir leurs enfants. Reste donc sur place essentiellement un trio qui va nous divertir pendant ces vacances. Le prof détesté, la cuisinière déprimée et l'ado qui vit très mal cette relégation. Inutile d'en dire plus, sauf à souligner que les très nombreuses situations, séquences, scènes, répliques, échanges et déplacements divers donnent à ce film un rythme, un charme, une inventivité qui en fait un très agréable spectacle et
une histoire touchante. Bien entendu il y a des citations en latin, des découvertes dans la biographie des protagonistes, de réelles émotions qui font de ce moment de cinéma un moment de simple plaisir. De ce réalisateur nous avions vu déjà Nebraska (095) et Downsizing (470) et comme chaque fois, son sujet est très différent mais le scénario très travaillé, serré, bien nourri, digne de l'histo-rien qu'a été le réalisateur. Et l'on effleure des thèmes américains de cette époque : la guerre du Vietnam, la ségrégation, l'émergence de la consommation de psychotropes. Mais c'est surtout une co-médie tendre et sensible qui convient pour un moment chaleureux lorsqu'il fait froid.