Le cinéma est une drogue dur ! Telle est l'une des répliques de ce film dynamique, amusant et bien imaginé.
Un making of est un film de reportage réalisé lors d'événements, en particulier le tournage de fictions, pour montrer les aspects du travail accompli, généralement invisibles pour le public.
Et dans ce metafilm façon poupées russes, l'on assiste en effet au tournage d'un film en étant parfois confronté aux scènes de fic-tions telles qu'elles seront vues, le film une fois terminé. Mais l'on verra aussi de nombreux moments liés à ce tournage du reportage sur la production.
Et bien entendu plusieurs séquences montrent la vie d'une équipe en tournage, les problèmes, les conflits d'égo et les histoires d'amour compliquées.
Cela m'a semblé très réaliste, fait avec humour et le sujet abordé pour le scénario à filmer est à un moment, mis en miroir de la situa-tion de la production. A découvrir à l'écran.
Un parfait film de délassement qui dévoile un peu des coulisses de ce métier qui fait tant rêver. Il y a peu, un autre film du même réalisateur Le Procès Golman (1254) avait montré la qualité de l'écriture du scénario et celle de la direction d'acteur, que l'on apprécie à nouveau ici, en particulier grâce à un Denis Podalydès pathétique, Jonathan Cohen insupportable, et Souheila Yacoub irrésistible ; ces qualificatifs font référence à leurs personnages incarnés avec talent.
Nous avions admiré déjà cette comédienne dans En corps (951) avec Podalydès aussi dans la distribution. Elle est exceptionnelle ! Comme sa mère est flamande, peut-être cela justifie-t-il que le contribuable belge participe au financement du film.