Un film qui ne manque pas de piquant où l'on retrouve tout le savoir-faire du réalisateur, apprécié déjà dans Fury (039) et avant cela dans de nombreux films noirs tels Suicide Squad, auteur de scénarios à la testostérone qu'il tourne ou fait réaliser par d'autres. Les images sont très léchées, un montage de boxeur, une bande son hyper travaillée avec une musique tellement clichée qu'elle en devient drôle, soulignant les ambiances et les actions de façon caricaturale.
Notre héros solitaire est un super je ne sais quoi, à la retraite. Sa carrière dans des troupes d'élite l'a préparé à tout. Et cela tombe bien car sa vie pépère de récolteur de miel va être bouleversée suite à une arnaque numérique qui va nous entrainer dans un univers (réel ?) celui du dépouillement des pauvres victimes qui ont un ordinateur et ne savent trop comment se méfier. Ce qui est amusant c'est que l'enquête remonte jusqu'à la présidente des U.S.A. blonde peroxydée, à la robe rouge comme la cravate d'un républicain dont le fils aussi lui a donné quelques fils à retordre. Pour ceux qui ne l'aurait pas compris, il y a une analogie entre la reine dans la ruche et cette charmante dame. Disons que c'est le (seul) côté intéressant de l'histoire, découvrir comment fonctionne le hacking.
Tout le reste est consacré à suivre ce super héros qui, seul contre tous, va nettoyer ce monde corrompu. C'est d'un joyeux infantilisme, une sorte de récit pour crétins qui rêvent de coups en tous genres. De feu, de poings, de couteau, pourris, de Jarnac, c'en est un festival qui donne de notre monde une image infecte qui doit brûler les derniers neurones des adolescents en recherche de modèles viriles et immortels.
Subterfuge amusant, le film a été tourné en Angleterre mais l'histoire se déroule aux États-Unis. Comme quoi il faut se méfier autant des hackers que des infox !