Un autoportrait du réalisateur, chef opérateur et monteur d'un de ses films dont il a le secret, un rendez-vous avec le non-sens qui ici essaye de s'inspirer du surréalisme.
Le gag qui consiste à faire jouer le peintre célèbre par plusieurs acteurs est une (quasi) nouveauté qui distrait. Todd Haynes avec I'm Not There avait déjà utilisé ce procédé qui, ici, ne me semble guère ajouter ni au récit, ni à la perception du personnage tonitruant et péremptoire comme nous le connaissons déjà. Pour rappel, Dupieux, c'est e.a. Au poste (524), Incroyable mais vrais (987), Le Daim (675), Yannick (1274), un réalisateur qui tourne comme un moulin à vent en pleine tempête, avec des résultats très inégaux. A mes yeux, c'est Anaïs Demoustier qui amène du charme au film, le sien, son humour et le sentiment qu'elle donne de ne pas être dupe de la pantalonnade dans laquelle elle est embarquée.
Le surréalisme ce n'est pas un grand n'importe quoi prétentieux qui flirt avec l'art des autres espérant se faire passer pour l'un des leurs. Ici, cette façon de (mal)traiter le sujet aura au moins la grande vertu de déclencher l'affrontement entre admirateurs et contempteurs.