Très étrange, un film difficile, sans réelle histoire, avec deux chro-nologies mélangées ce qui nous fait voir Adam, le personnage principal adulte, dialoguer avec ses parents lorsqu'ils étaient jeunes encore, 30 ans plus tôt. Le récit débute par l'évocation de la solitude d'un scénariste dont on ne saura rien du travail qu'il fait, isolé dans une immense tour à Londres désertée par ses habitants, sauf l'un d'entre eux qui va lui faire des avances, s'étant compris intui-tivement tous les deux. Ils sont homosexuels ce qui nous vaudra quelques scènes explicites un peu comme celles montrées dans Passage (1227) par exemple, avec boite de nuit et cocaïne, cela va de pair.
La direction des acteurs qui sont très troubles, la photographie qui allie bleu et rouge, des moments obscures, d'autres laissant au ciel le pouvoir d'exprimer les grands espaces, l'infini du monde, tout cela donne à cette histoire l'apparence d'une œuvre de création. Adam va retourner dans sa banlieue à la rencontre de son passé, de ses frayeurs de ses souvenirs et de ses frustrations.
Ce réalisateur ne traite que de sujets en lien avec l'homosexualité masculine et j'avais vu 45 Years (218) avec admiration, certes pour Charlotte Rampling, mais aussi pour la maîtrise et le talent du cinéaste que l'on retrouve ici, avec, à mon goût, moins d'intérêt pour le sujet un peu évanescent.