La griffe de fer désigne une prise de catch, expression utilisée comme titre de ce film familial : une mère dévote, un père catcheur réputé qui prépare 4 de leurs 6 fils à suivre sa trace. Un enfant est mort en bas âge et le film ne mentionne pas l'un des deux fils suici-dé... Pour ceux qui ne suivent pas les matchs de catch, il y a de quoi apprendre sur cette activité mi-sport, mi-spectacle. Le casting est musclé ! Et l'histoire qui s'étend sur plusieurs années est assez bien menée pour que, d'entrainements en matchs, de réunions de famille en tête à tête conjugaux, le spectateur se laisse entrainer lui aussi, à suivre cette activité qui déchaîne des hurlements de coyotes dans le public qui se rue à ces jeux du cirque. Ce film est le troisième du réalisateur, un biopic bien mis en scène, qui évoque la famille Von Erich qui a été au haut de l'affiche dans les années 1980. Foxcatcher (108) racontait aussi, admirablement, l'ascension de deux frères lutteurs, eux.
Cette famille nombreuse est un peu à l'image des Atrides, allant de malheur en malheur tout le long du film. C'est ce qui retient l'attention : l'alternance de la recherche du succès, de la gloire et l'intimité d'un clan qui ne vit que pour cette activité somme toute assez stu-pide, même si elle est spectaculaire. Et après tous ces malheurs, un happy end très américain nous montre que la famille reste la valeur socle, même si elle est soumise aux mâles dominants dont les abdominaux semblent de plaques de chocolat. A déguster avec modération.