Non d'un chien, qu'est-ce que c'est que cet ovni ? Un film en noir et blanc, chapitré en 3 parties qui nous rendent témoins de choses insensées. Elles ont en commun la présence incongrue d'un chien, chaque fois différent, qui sans grande subtilité, nous indique que les humains ont une vie pire que la leur. Le problème du scénario c'est qu'il confronte les personnages à des choses aussi absurdes qu'invraisemblables. Une tentative un peu tâcheronne du « non-sens ».
Il y a évidemment des séquences très inspirées, celle en particulier d'une consultation chez un médecin de carnaval. Et le choix de l'*Ave Maria de Schubert ajoute au côté décalé du film qui essaye de nous captiver.
Ce qui m'a le plus séduit, c'est le véritable casting des meilleurs acteurs belges de cette génération qui nous permet de voir, outre Arieh Worthalter, cette trop rare et talentueuse Aurora Marion, somptueuse, et Mara Taquin à nouveau convaincante, parmi une distribution parfaite. Et cela donne au film ce supplément d'humanité bien nécessaire à ces 3 récits subrepticement complémen-taires parce qu'ils relèvent de trois types de narrations, de styles, de genres qui juxtaposés, donnent un aspect scolaire (regardez tout ce que je sais faire !) et provocateur qui correspond bien aux intentions multiples d'un réalisateur plus belge, il n'y a pas. J'avais commenté son précédent film Je me tue à le dire (261) et je pour-rais faire un « copier-coller » qui atteste que cet univers en noir et blanc est bien celui d'une personnalité si non cohérente, au moins qui ne manque pas de constance. Fidèle à lui-même, il l'est comme un chien à son maître.