Le sujet est piquant. Comme dans Girl (549) il s'agit d'un jeune garçon qui désir être une fille. Nous allons vivre une période de va-cances au Pays Basque, immergés dans une foisonnante famille où la maman, et ses trois enfants (le personnage du film étant cadet) retrouvent grand-mère, grand tante, tantes, neveux, nièces et ap-parentés. Mais aussi les souvenirs d'un grand-père sculpteur décé-dé. Il avait une prédilection pour les sylphides...
Ce qui me parait le plus réussi est la mise en scène, fluide, très na-turelle dans cette ambiance de film choral, où s'entrecroisent une multitude de saynètes qui ont en commun d'être extrêmement ba-vardes. Les personnages adultes sont tous des tempéraments peu classiques ce qui donne à notre jeune en recherche de son identité des interlocuteurs étonnants, originaux, singuliers qui pimentent ce récit trop long, comme si l'on avait oublié qu'un scénario cela se travaille, se resserre pour rendre le film plus intense.
La photographie nous donne des images d'extérieur souvent d'une grande poésie dans une nature belle et rarement filmée. En intérieur, ce sont des clairs-obscures très contrastés qui, métaphoriquement, suggèrent sans doute l'opposition entre deux états qui cohabitent dans l'esprit de l'enfant.
Pour son premier film, cette réalisatrice a particulièrement travaillé la spontanéité des acteurs, jeunes essentiellement, et le résultat est convaincant qui nous donne des scènes très « natu-relles ». Chacun fera son miel de ce récit riche et qui soulève de nombreuses questions.