Un film à ne pas répéter. Après Amal (1378) La salle des profs (1370) et Pas de vagues (1394) qui traitent de façon très puissante de la réalité d'un métier âpre, qui devient héroïque, nous voici dans le convenu bourgeois de comédie romantique légère et dépourvue de substance. Mais pas d'intérêt ! En effet c'est une leçon de ciné-ma pour les spectateurs qui veulent assister au déroulement trop lent d'un scénario sans invention durant lequel les séquences se suivent comme une farandole du genre de La danse des canards. C'est sans surprise et les rebondissements de l'histoire font penser à des amortisseurs à bout de course. Ce qui donne une certaine unité au film c'est la direction d'acteurs car ils sont tous sans âme,
récitant leurs textes clichés avec l'air de s'ennuyer. Même Louise Bourgoin, admirée parfois, semble ici « en retenue ». Seule la toujours excellente Noémie Lvovsky retient l'attention et contribue à faire passer tous les autres pour des amateurs maladroits. La réalisatrice, a été directrice de la photo et a mis en scène des épisodes de séries télé. On annonce son deuxième film, un Zorro qui risque d'arriver... Ce film-ci est une ode à la fainéantise sans aucun sens du rythme et l'on s'ennuie paisiblement durant cette immersion linguistique. Les dialogues ne nous épargnent même pas, en faisant par exemple allusion au latin « t'as pas la langue morte quand on s'embrasse ». Sic transit gloria mundi.