Aller voir un documentaire fait par le réalisateur de Aquarius (320) c'est espérer un récit sensible, un regard affuté sur les gens ordinaires et une profonde empathie pour les habitants de Récif, au Brésil.
Et c'est ainsi que l'on retrouve la singularité de l'homme qui se lance dans l'évocation de plusieurs thèmes qui s'entremêlent, se répondent, une nouvelle fois en trois chapitres. Le premier est cen-tré sur son appartement familial qui sera le lieu de tant de scènes filmées, montées avec des archives. Ensuite l'environnement urbain marqué par le talent d'architectes dont les œuvres furent ma-gnifiées par les photos de Joaquim Nabuco évoqué dans le film. Et troisième thématique traitée, celle des cinémas d'autrefois,
une sorte de Cinema Paradisio parlant portugais. La voix un peu monocorde du réalisateur ne nous lâche pas durant tout le film pour évoquer, expliquer, rappeler ce qui le motive dans ce récit hétéroclite plein de nostalgie et qui finit par semblé long, un peu à court d'inspiration. Les fantômes ne vous feront pas peur, certains s'entre-aperçoivent à peine, symbolisant peut-être les êtres évanescents qui habitaient autrefois ces lieux qui nous sont mis sous les yeux sans autre raison que d'en garder la mémoire et les souvenirs.
Un film documentaire qui passionnera certains curieux de l'usage atypique qui peut se faire du récit au cinéma.