Ce titre est celui d'un travail universitaire mené par un jeune homme que nous découvrons « sur le terrain » en Indonésie. Il est témoin des pires exactions pour réduire au silence les populations spoliées qui verront leurs terres transformées en palmeraies pour produire de l'huile de palme. Les images de la forêt primaire ont été tournées à Bornéo et le film en Thaïlande et bien entendu aussi en France.
Ce jeune homme va se faire piéger, mettre en prison et condamner à mort. Sa mère se lance dans un combat inégal pour obtenir sa libération dont elle comprendra très vite que c'est un enjeu politique qui la dépasse totalement. Le récit en partie soutenu par la voix off du jeune chercheur, est très didactique et le déroulement de l'histoire, prévisible. Ce qui n'enlève rien à son intérêt car le sujet reste exemplaire d'une actualité qui se répète en maintes circonstances et endroits dans le monde.
Le film met clairement en lumière l'antagonisme entre la voie du soutien diplomatique, feutré, discret, et le recours aux médias et autres groupes de pressions issus de la société civile. La turpitude des personnes ayant un intérêt dans la production de cette huile est bien mise en évidence alors qu'elle est nocive pour la santé car elle est susceptible d'augmenter le taux de mauvais cholestérol et d'accroitre les risques cardiovasculaires.
Et la production de cette huile est responsable d'une importante déforestation dans des conditions épouvantables. Le réalisateur est un militant très engagé dans les causes liées à un domaine qu'il connait très bien, celui de l'agriculture. Nous avions admiré déjà Au nom de la terre (700) et si le tax shelter est à nouveau sollicité pour un film qui n'a strictement rien de belge, au moins y retrouve-t-on des collaborateurs talentueux de chez nous.