Tueur à gage, est un film peu frappant mais amusant, à ne pas confondre avec la série du même nom, en un seul mot Hitman. Il s'agit ici du récit narcissique d'un professeur d'université qui se fait des suppléments comme flic under cover. Il sert d'appât lors-qu'une personne cherche un tueur pour régler ses petites affaires. Ce qui nous vaut d'amusantes situations, des dialogues taillés sur mesure et la description d'un petit groupe de flics collègues, sin-guliers, et de « clients » qui se font arrêter dès que la commande est explicite et l'acompte payé cash. Le rôle de cet enseignant s'ar-rête là, puis nous le retrouvons face à ses étudiants, leur donnant quelques cours qui s'apparentent à des leçons de morale. Le va-et-vient entre ces deux activités commenté en voix off par lui-même, va évidemment prendre une autre tournure lorsqu'une cliente sera dissuadée par lui de faire tuer son mari. Et comme la cliente est très séduisante et délurée, vous découvrirez la suite de l'histoire qui ne manque pas de surprises. Une sorte hybride de polar et de romcom légèrement surjouée, histoire de bien comprendre que « je fais l'acteur et j'assure ».
Un cinéma très classique, dialogué façon canailles, un rythme qui évite les longueurs malgré les situations répétées et déclinées dans la première partie, l'agréable impression que l'on nous a épargné le sang, la violence et la torture, sauf celle du désir et de la morale.
Le désir est provoqué par une très séduisante Adria Arjona et la morale devrait être incarnée par un sympathique Glen Powell qui ne suivra pas le « protocole ». Le réalisateur très expérimenté en de multiples styles avait marqué par la singularité de Boyhood qui suivait une famille durant 12 années... Bref, un professionnel du multitasking qui vous en donne pour votre temps et votre argent. L'histoire serait inspirée de faits réels et l'acteur principal a contribué au scénario qui lui donne le beau rôle.