En Australie, au début du XXe siècle, dans une campagne reculée, 2 religieuses recueillent dans leur monastère des enfants sans famille. Un aborigène noir aux cheveux blonds y est placé de force par le justice. Et l'on s'attend (Satan) à des choses intéressantes. Hélas, il ne s'en passe guère, sauf une espèce de fascination avec un Christ en croix qui ressemble à un géant de carnaval. Le gosse reste muet et perd son pouvoir magique matérialisé par un effet très kitch.
Toute la symbolique doloriste y passe, le sang, les stigmates, les serpents, le feu des enfers, l'eau du baptême, et la bigoterie sans charme d'une Cate Blanchett en cornette. Une longue histoire sans histoire très joliment filmée et dont les images font regretter qu'il n'y ait pas de miracle dans cette vacuité. Michel-Ange en regardant l'affiche doit se dire qu'il inspire encore, ici sans ambiguïté sexuelle, et nous pensons avec nostalgie à L'Enfant sauvage de François Truffaut.