Notre (longue) aventure commence en un temps pas si lointain où, dans les banques, il y avait du personnel aux guichets, du cash dans les tiroirs et dans un coffre-fort impressionnant et inexpugnable. Sauf si c'est l'un de ceux qui y ont accès qui s'y sert comme dans un rayon d'un magasin de super marché, filmé par les caméras de sur-veillance. L'employé indélicat n'a donc qu'une alternative ensuite, disparaitre. Puis se constituer prisonnier non sans s'être assuré de la complicité obligée d'un de ses collègues.
L'enquête interne à la banque sera magnifiquement menée. De même la découverte progressive des affres du collègue, père de famille. C'est un « conte bancaire » qui nous est proposé.
Les prénoms des deux personnages sont indicatifs de l'intention du cinéaste : Roman et Moran. Quelques images juxtaposées ac-centuent encore l'intention de nous montrer ces destins parallèles. Tout cela nous est détaillé très minutieusement, sans aucun sens de l'ellipse. Mais non sans un effet de surprise qui va donner aux destins parallèles de ces délinquants une dimension parfaitement improbable. La juxtaposition est aussi celle de la ville de Buenos Aires et de la campagne de Córdoba. Et vous apprécierez le maniérisme du photographe, encore un de ces micro-sujets qui jalonnent ce film qui n'en finit pas mais qui retient l'attention par la multipli-cité des propositions faites pour s'immerger dans ces destins de 3e classe.