L'histoire débute de façon très sympathique, un père vit avec son épouse et leur jeune fille, dans un isolement sylvestre propice aux initiations à la chasse, à l'analyse de la vie des animaux en forêt, aux techniques de survie. Les tatouages sont ici utilisés de façon très interpellante et qui ne manque pas d'actualité. Tout cela va éclater et, durant des années, aura des conséquences graves. La fille deviendra une mère à son tour. Sa mère se remariera, quant au père on le croyait disparu. Alors l'ingéniosité des scénaristes qui ont adapté le roman éponyme de Karen Dionne va enchaîner des rebondissements de plus en plus tordus supposés tenir le spectateur en haleine, musique à effets à l'appui. Les décors de marais, en particulier, dans l'Ontario sont fascinants et contribuent à construire ce climat artificiel d'angoisse un peu grand guigno-lesque dont la source est l'emprise du père sur sa fille, angoisse qui renaîtra lorsque l'enfant de cette dernière pourrait-être à son tour la proie du méchant psychopathe qui ne cesse de susurrer qu'il faut toujours protéger sa famille. Mais pas n'importe comment. Et nous en constateront les déclinaisons et variantes qui font de ce film de genre un produit bien mené mais qui n'apporte pas grand-chose que le délassement effrayé de ceux qui aiment se faire peur sans le moindre risque.
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