De l'entre-soi pour cinéphiles snobinards. Et pourtant cela commence joyeusement par un retournage de la séquence mythique de la baignade d'Anita Ekberg qui a rendu la fontaine de Trevi mon-dialement connue par le film La Dolce Vita. Avec Mastroianni, Mar-cello !
La réalisatrice hystérique est hilarante, le problème des bottes annonce d'autres moments que l'on espère aussi drôle dans cette ambiance de méta cinéma à l'italienne.
Puis l'on se rend compte que l'on est devant un film d'un réalisateur non seulement de cinéma mais du théâtre, de la bande dessinée, de la critique de cinéma, bref une vedette qui se croit autorisée de faire tout et n'importe quoi. Nous avions vu déjà Plaire, aimer et courir vite (521) Chambre 212 (699) et Le Lycéen (1081) et ce film-ci est bien dans la ligne de ce metteur en scène qui butine de sujet en sujet.
Celui-ci ne manque pas de séduction, celui de la ressemblance de Chiara Mastroianni avec son père qui provoque de véritables hallu-cinations, puis la présence de la mère, Catherine Deneuve, et ensuite, dans le grand désordre Benjamin Biolay, son ex-compagnon et ce qu'il chante est laid, Melvil Poupaud, Nicole Garcia et encore Fabrice Luchini qui se croisent, se parlent pour ne rien dire, s'étrei-gnent comme d'anciens combattant de l'Armée rouge.
Nous avons même droit à une émission people de la télé italienne, à des chansons insipides et mal chantées, aux errements d'un scénario qui n'en est pas un. En espérant que Marcello ne se soit pas retourné dans sa tombe.