Nous voilà transporté au Bhoutan, un micro-état enclavé entre la frontière sud de la Chine et le nord de l'Inde, sans être en contact avec le Bangladesh qui est à la même longitude, à l'est du Népal. Indépendant depuis 1971, ce pays bouddhiste de moins de 800.000 habitants dont la capitale est Thimphou, jouxte la chaîne de l'Hima-laya. L'histoire se déroule en 2007 au moment où le roi Jigme Khe-sar Namgyel Wangchuk (formé à Oxford) décide de passer à un régime parlementaire et donc doit organiser des élections. Ce même souverain avait établi un réseau routier, les télécommunications, l'électrification, la gratuité de l'enseignement et la télévision n'est apparue dans le pays qu'en 1999.
Nous allons voyager dans des paysages fascinants, rencontrer un moine bouddhiste, un trafiquant/collectionneur d'armes, une délé-guée à la préparation aux élections, des citoyens engagés qui sont en rupture sociale soudaine avec leur entourage immédiat et qui subissent les conséquences de cette politisation préélectorale.
Une cérémonie se prépare à laquelle nous assisterons avant que n'aient lieu les votes dont nous ne connaîtrons jamais le résultat. Le réalisateur nous propose son deuxième film qui a toutes les qualités tant appréciées déjà dans L'École du bout du monde -- Lu-nana : A Yak In The Classroom (990) un rare bijou.
Beauté des paysages, rythme doux, acteurs amateurs talentueux et fascinants, une élégance naturelle en toutes choses et un humour subtile qui s'invite là où il est le moins attendu.
Vous verrez qu'un sculpteur sur bois prépare un cadeau peu ordinaire qui laissera plus d'un spectateur perplexe. Ce film est certai-nement un moment de cinéma d'exception.