Ça démarre fort et les ingrédients réunis pour cette fantaisie laissent espérer que l'on va passer un bon moment. La langue des acteurs est écrite avec une application particulière pour que chacun ait « son » style, ce qui nous vaut des J'adore, pas vrai bébé en rafales, des Faut que je speed ou des expressions définitives du genre J'en ai marre de la louse.
La mère est ravissante, elle essaye de bien jouer et de bien mettre en scène. Il y a encore une grande marge de progrès. Et son com-pagnon, Dany Boon qui l'est aussi dans la vie, donne l'impression de cachetonner avec un sourire le plus souvent inexpressif.
Le fils de la mère comme celui du père dans cette famille recom-posés se donnent beaucoup de mal mais ils ne sont pas dirigés. Et comme l'histoire tourne rapidement en rond, se répète, on prend en pitié ces naufragés du cinématographe bâclé.
On se demande pourquoi l'on fait encore des films comme cela ; et l'on est stupéfait que le contribuable belge y aille de sa poche via le tax shelter.