Woody Allen est un talent garanti. Ce film s’inscrit avec bonheur dans ce qu’il sait faire de mieux : filmer des gens légèrement névrosés, et très bavards.
Ici, c’est la communauté universitaire qui sert de décors : un professeur déprimé, alcoolique et philosophe. Très séduisant, semble-t-il, si l’on en juge par le comportement d’une mangeuse d’hommes et d’une jeune étudiante éblouie.
C’est autour de ce trio qu’évolue l’histoire, mais elle va prendre une tournure très étrange, à découvrir à l’écran, car Woody Allen décide à un moment de rendre le professeur témoin d’une conversation qui ne le concerne en rien mais qui va le déterminer d’une façon qui lui rendra un but dans la vie. Une fantaisie donc, tellement bien filmée et interprétée que l’on est ravi de l’avoir vue.