Presqu'un régal. L'idée du film est de transformer à l'insu de sa propriétaire, Yvette, sa boutique un peu désuète en night shop pour désœuvrés dans une station balnéaire à la mode de la côte Atlan-tique. L'histoire avance à pas un peu lourds, émaillés de répliques amusantes qui accentuent le clivage anciens/modernes. C'est pas ouf ! Ça fait clébard. C'est mort, c'est cool. On est là toute la night, c'est healty.
Il faut dire qu'une influenceuse qui publie sur Insta est amusante et donne à cette bande de parasites entreprenants mais pas encore bronzés, une touche d'humour très particulière.
Il y a aussi une tentative de recréer en les parodiant, quelques face-à-face entre la police et le gang de carnaval qui fait des cascades en voiture.
C'est le premier film un peu laborieux de ce metteur en scène et scénariste qui a dû se contenter d'acteurs eux aussi débutants pour la plupart, ce qui donne au film un côté provincial accentué par le fait qu'il se déroule durant l'été dans un lieu de vacances.
Deux courts métrages traitant de thèmes analogues (une startup de branquignoles et l'exploitation accidentelle d'une épicerie) ont été des prototypes de ce récit de long métrage qui est destiné à nous vider le cerveau en nous fatiguant (un peu) les zygomatiques.