Un film ambitieux (reconstitution d'époque, figuration, effets vi-suels,...) qui a pour prétexte le patron très riche d'hôtel de luxe dont la carrière risque d'être stoppée par les frasques tapageuses de son fils qui se comporte comme une rock star avec sa bande et débarque pour tout saccager dans les palaces de son père.
Le générique de début est étrange et sympathique qui se déroule sur des figurines façon Santon. A plusieurs moments des effets formels de fractionnement d'image en espaces juxtaposés, at-testent d'un intérêt pour une mise en forme un peu originale. Mais cela ne sauve pas le film dont les dialogues sont plats et répétitifs. Soudain commence une incroyable histoire de tournage et de dé-placement dans le temps qui fait de ce fils un employé des basses œuvres dans les offices d'un château. Le maître des lieux l'utilise pour porter les récipients destinés à recueillir ses déjections expul-sées en public. C'est d'une exquise fraicheur. Et même si l'on comprend la métaphore, elle ne parait pas du meilleur goût. Alexandre Charlot et Franck Magnier semblent destinés à essayer de faire rire. Ils étaient de l'équipe des Guignols de l'info, puis coscénaristes e.a. d'*Astérix aux Jeux olympiques et surtout Bienvenue chez les Ch'tis. Ils ont aussi tenté le succès dans Une affaire d'état. Comme réalisateurs, ils tournent, avant celui-ci, deux films qui n'ont pas laissé de traces.
Ici, les meilleurs efforts sont faits pour réussir une comédie, avec le portrait d'un réalisateur de cinéma outrancier qui est à l'origine de cette mascarade qui consiste à faire croire au fils qu'il a voyagé dans le temps. Et l'impression que le film donne est que celles et ceux qui y ont pris part semblent s'y être follement amusé. Mais c'est de l'humour entre soi, méta cinéma, et je suis resté très exté-rieur à ce récit en tous points laborieux.