Depuis 1994, j'avais échappé à cette franchise qui en est à sa qua-trième version, toujours avec Will Smith et Martin Lawrence. Les 2 premières versions furent réalisées par Michael Bay, un réalisateur dont les réussites (Transformers, Armageddon, e.a.) se calculent en centaines de millions de dollars. Les recettes de ses films le placent juste derrière le champion, Steven Spielberg !
Et pourtant sa réputation dans le monde de la critique cinématographique est désastreuse, essentiellement à cause du déferle-ment d'effets spéciaux et de l'inanité des scénarios.
Ce qui m'a motivé à aller voir cette version-ci, c'est qu'elle a été réalisée, comme la précédente, par un duo de réalisateurs belges et éclairée par Robrecht Heyvaert, un chef opérateur belge lui aussi ! Et le résultat surpasse les pires craintes : le scénario est anémique, schématique et perpétue une idée débile sur la lutte contre le com-merce de drogue à Miami.
Les acteurs sont tous bons en ceci qu'ils incarnent parfaitement les stéréotypes qui leurs sont assignés. La structure du scénario est organisée pour permettre un enchainement déchaîné d'effets spéciaux hyper spectaculaires et de cascades vertigineuses.
La violence, les armes à feu sont les ingrédients nauséeux de cette salade dont il faut dire tout de même le plus grand bien en ce qui concerne les mouvements de caméra extraordinairement specta-culaire.
Une leçon de cinéma pour ceux qui ne craignent pas de mourir d'ennui ou d'indignation en visionnant ce genre de spectacle d'une bestialité écœurante.