C'est le prénom d'un jeune autiste admirablement interprété par un garçon qui souffre de ce syndrome. Son comportement le rend impossible à intégrer dans une école. Ses parents sont divorcés. La mère a les pieds bien sur terre et vit avec un homme plein de bon sens.
Le père, un homme très troublé, vit chez son propre père interpré-té par un Robert De Niro qui vaut à lui seul d'aller voir le film. Et le jeune garçon (William Fitzgerald, âgé de 15 ans mais qui parait bien plus jeune) est saisissant. Son personnage est inspiré par le fils du scénariste Tony Spiridakis. Le père va emmener son gamin dans un road trip, une tournée improbable au fin fond des E.U.
La mise en scène et le récit tentent de restituer le chaos intérieur de l'enfant et de ses relations avec son père, assez perturbé lui aus-si, à sa manière.
Et je gage que ce film va, avec d'autres qui se concentrent sur des enfants qui ont Un p'tit truc en plus (1471) ou qui ont Le Goût des mer-veilles (191) et bien entendu Rain Man, familiariser utilement le grand public qui nuancera l'autisme en général et le syndrome d'Asperger. Le réalisateur, descendant d'une famille de cinéma, a un CV long comme un jour sans pain, tant comme acteur, producteur, réalisateur et il signe ici un film utile, bien fait, distrayant et très touchant.