Une actrice de rêve : Valeria Bruni Tedeschi. Comment pourra-t-elle un jour être meilleure que dans ce film ? La caméra ne la quitte pas et elle nous déploie un talent éblouissant dont la démonstra-tion laisse bouche baie ; rien qu'aller la voir justifie l'intérêt du film. Elle y campe une mère qui élève seule son grand adolescent interprété de façon très convaincante par un excellent Félix Lefebvre très apprécié e.a. déjà dans Été 85 (773) et Mon crime (1153).
Et il y a encore Lubna Azabal qui dans la seconde partie du film, nous livre une prestation excellente et un peu à contre-emploi, en tenancière de bistro, L'Oasis du Pacha dans un quartier très HLM et petits trafics en tous genres.
La période durant laquelle nous allons découvrir ces personnages va vers Noël et les choses s'annoncent mal : la mère est fauchée, plus un sous, ni carnet de chèque ni carte de banque.
Voilà pour la structure de ce scénario linéaire et soigné. Les dialogues sont très bien écrits et amusants souvent.
Le récit nous amène à partager de nombreuses situations contrastées et qui sont évidemment les antithèses du titre du film, le deuxième de ce jeune réalisateur qui équilibre bien, me semble-t-il, le portrait d'une relation conflictuelle mère/fils quasi incestuelle, et une observation sinon nouvelle, assez subtile de ce petit monde et vers quoi il va. Ce qui, en l'occurrence, n'est pas un rêve. Mais pas un cauchemar non plus, ce film met de très bonne humeur car il est souvent touchant, sans prétention.