La traduction du titre pourrait être « dépasser -- distancer -- fuir -- échapper à ». Et c'est un excellent choix pour nous apprêter à faire la connaissance d'une jeune femme qui n'a pas de limites, et dont le comportement est problématique pour elle, ses parents, ses relations professionnelles et tout son entourage. Elle fait face aussi à une grave addiction à l'alcool qu'elle n'arrive pas à contrôler, maladie générée par ses traumatismes d'enfant qui, ici adulte elle tente de régler ses comptes avec un père bipolaire et schizophrène et une mère Évangélique de la plus parfaite espèce.
Nous verrons cette jeune femme à Londres et surtout en Ecosse sur l'archipel des îles Orkney dites Orcades en français, lieux superbes et magnifiquement filmés en panavision. Cet archipel se compose de 67 îles dont 16 seulement sont habitées et c'est une découverte magnifique que le film permet.
La jeune femme dont nous découvrons le portrait n'est pas du tout sympathique, c'est le genre de forte gueule autocentrée qui impose autour d'elle son caractère de cochon. L'actrice Saoirse Ronan nous livre un numéro exceptionnel dans le genre caractériel intenable.
La réalisatrice allemande avait déjà fait preuve du même genre de talent dans System Crasher -- Benni (753) mais il s'agissait alors d'une plus jeune gosse incontrôlable elle aussi et révoltée.
Pour en savoir plus sur le titre Outrun, l'origine provient de ces ma-chines de divertissement, un jeu d'arcade de 1986, «Out Run», un terme générique utilisé pour un large éventail de styles musicaux principalement instrumentaux, souvent avec des compositions dans le style des années 1980, comme des batteries électroniques et des lignes de basse de synthétiseurs analogiques. Cette musique électronique, la synthwave à forte teneur en synthétiseurs, est un genre qui trouve ses racines dans la synthpop est parfois nommée Outrun. Vous en aurez plein les oreilles.