Vraiment belle.
Une jeune fermière, avec une forte personnalité, est décrite dans son univers limousin, près de ses parents et lorsque son père aura un AVC, elle assumera. Une parisienne, activiste et joyeuse, intellectuelle. Rien ne permettait de prévoir leur rencontre.
Nous sommes en 1968 et tout semble possible dans cette folle ambiance de contestation.
Eh bien, non, pas tout. Certaines transgressions, à l’époque, étaient considérées comme une exclusion sociale, irrémédiable.
Le film est beau, bien joué, le spectateur ne s’ennuie pas un instant.
Le traitement de l’histoire est d’un grand classicisme, la mise en scène élégante sans excès d’aucune sorte.
Et le spectateur s’attache à ces deux filles, s’inquiète de leurs destins entrecroisés.
L’histoire ne se finit pas comme espéré et l’on reste face à notre propre façon de voir, d’aimer, de rejeter ces jeunes qui osent marcher hors des clous.
Le tour de force du film consiste aussi à entrelacer avec un rare sens de l’équilibre, des thématiques hétérogènes mais qui se répondent comme des thèmes de musique que mêlent des instruments différents : la ruralité, le militantisme, les amours trans-gressives, l’engagement politique, la vie de famille et de couple, la ville et la campagne, le désir radical de changement social parmi d’autres convoqués tous pour nous replonger dans un moment de réflexion, celui de la jeunesse contestataire et pleine d’espoir.
C’est un beau film.