Vous n'y survivrez pas ! Et pourtant tout commence bien, sur un petit bateau de luxe, à la taille d'une famille, les parents, la fille ado-lescente et le plus jeune frère. La mer des Caraïbes est bleue et l'ambiance vacancière. Quelques baleines se manifestent de façon inquiétante.Très vite une angoisse diffuse s'installe sans que l'on ne sache trop pourquoi.
Il est question de l'extinction de l'anthropocène et de l'inversion des pôles, histoire d'essayer de donner au récit une dimension pla-nétaire. Alors qu'elle n'est qu'un ramassis de clichés éculés, sans aucun intérêt.
La malheureuse Émilie Dequenne doit démontrer ses perfor-mances olympiques en natation, en gymnastique, en alpinisme, en spéléologie, en catch, en tire à la carabine et j'en passe... Il est vrai que son charmant mari la laissera seule avec les deux rejetons, après s'être fait abattre par un individu venu d'on ne sait où, pour faire on ne sait quoi.
Alors commence une course folle pour échapper à ce fou, puis à des crabes mal intentionnés et nombreux. Tout cela dans des décors de fin du monde tournés au Maroc. C'est un peu Duneke di-raient les bruxellois.
Si la maman ne ménage pas sa peine pour que quelque chose se passe sur l'écran, sa fille est hystérique et n'a que ce registre pour essayer d'exister. Quant au fils, il n'existe pas tant il est mauvais. A se demander s'il y a eu une direction de casting et d'acteur.
Tout cela est truqué à gogo et quand enfin arrive la dernière séquence, on se croirait dans un Aldi de films catastrophes ; et c'en est une ! Qui décide de financer par le tax shelter ce genre de dé-penses absurdes que la seule lecture du scénario débile devrait interdire ?