Je l'ai connue, là, là / En twistant le ya ya. Ces paroles immortelles de Richard Anthony résument assez bien l'intrigue qui réunit Glen Powell et Daisy Edgar-Jones.
Lui est connu pour Hit Man (1445) dans lequel son sourire et son jeu un peu appuyé lui donnaient déjà cette allure de séducteur benêt qui n'a pas froid aux yeux. Nous l'avions vu aussi dans Anyone but You (1373) Devotion (1093) comme pilote de guerre, univers qu'il avait fréquenté déjà dans Top Gun : Maverick (977) et avant cela dans The Guernsey Literary Society (518) parmi tant d'autres à la télé comme au cinéma. Sa talentueuse partenaire avait déjà fait forte impression dans Where the Crawdads Sing (1024).
Les voilà impliqués dans une activité singulière, celle de dompteurs de tornades, sujet exploité déjà dans le film Tornade (sans S) de 1996 que je n'ai pas vu.
Dans une sorte de prologue pour ce que certains considèrent comme un sequel, nous comprenons que cette jeune femme fait des recherches pour essayer d'atténuer la violence de ce phénomène destructeur. Nous la retrouvons 5 années plus tard, convaincue de reprendre des expériences de terrain avec une poudre miracle.
Il s'agit d'une allusion aux techniques d'ensemencement étudiées pour faire pleuvoir, réduire la grêle etc.
Nous sommes en plein Oklahoma, état connu pour ce phénomène destructeur dont 5 séquences nous permettent, dans le film, de voir différents aspects. C'est très bien truqué.
Il existe une échelle (comme celle de Richter pour les tremblements de terre) qui définit la puissance des tornades, c'est l'*Enhanced Fujita qui permet un classement de la force des tornades selon les dommages causés sur base de 28 indicateurs de dégâts. EF 5 pour les plus puissantes, caractérisées par des maisons solides rasées et des débris et objets de la grosseur d'une voiture projetés à plus de 100 mètres, gratte-ciels avec des dommages structuraux, etc.
Ce sont évidemment 5 de ces « vortex » de niveau EF 5 qui jalonneront le film avec chaque fois un contexte qui renouvelle l'intérêt de ces séquences successives.
Deux équipes concurrentes vont rivaliser, l'une pour alimenter les réseaux sociaux à la gloire de leur audace, l'autre qui tente d'utiliser les techniques militaires de triangulation par radars pour étudier le phénomène. Cette équipe semble sournoisement financée par les sociétés qui rachètent à bas prix les terrains dévastés.
Le réalisateur dont nous avions tant apprécié déjà Minari (818) dans un tout autre style, ne recule devant aucun des effets spéciaux, ni poncifs romanesques pour tenir les spectateurs en haleine et accentuer l'anxiété climatique par des images impressionnantes, toujours en mouvement et un montage absolument spectaculaire.
Si vous avez envie de vous laisser entrainer dans ce genre de tourbillon, vous ne serez pas déçus.