Un film très amusant, bien imaginé et bien dialogué. Ce qui est une prouesse peu banale car le récit s'inscrit dans l'histoire bien connue qui débute avec Spoutnik, puis Gagarine et la décision américaine d'envoyer le premier homme sur la lune.
Nous allons revivre tous ces événements non sans une certaine émotion, comme celle ressentie par les 400 millions de téléspectateurs qui, comme moi, avaient les yeux rivés sur la télé noir et blanc, le 21 juillet 1969.
La femme qui mène l'histoire est issue du monde du marketing et je vous recommande un personnage secondaire, le réalisateur des spots de pub qui va ici jouer un rôle essentiel, celui de filmer en direct et en temps réel, un simulacre d'alunissage en studio, ce projet visant à assurer les images victorieuses de la mission Apollo 11, quelle que soit l'issue de cette aventure.
Ce qui ajoute un certain sel à cette fiction, c'est que des fumistes ont développé une théorie du complot stupide selon laquelle cet alunissage n'aurait jamais eu lieu et que les images que nous avons tous en mémoire seraient issues d'une mise en scène en studio. Ce à quoi nous allons assister.
Cette femme interprétée par Scarlett Johansson, est engagée pour remodeler l'image de la NASA. En faire sa publicité. Et comme chacun en convient, la pub étant une escroquerie légale, pourquoi ne pas sacrifier ici à ce subterfuge. Avec une petite amourette en prime.
Une grosse production qui amuse, qui est admirablement montée, avec des images unifiées par leur aspect NTSC, le standard technique des images de télé couleur américaine qui donne au film un supplément de charme dans la restitution de l'époque. Il y a des plans nombreux et très spectaculaires liés au lancement de la fusée, à la vie des astronautes.
Et même si l'ensemble ne vous enverra pas décrocher la lune, le film devrait plaire pour tout ce qu'on y retrouve de l'époque et l'humour avec lequel le récit est mené.