Ne cherchez pas le sens de ce titre, il est à l'image du film, un assemblage improbable d'un nom et d'un adjectif qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre.
Et pour entrer dans cet univers du non-sens, de l'humour à tout prix et de la provocation la plus gratuite au motif que l'on peut rire de tout, un double rappel.
Xavier Dupont de Ligonnès a tué femme et enfants avant de disparaître.
Guy Joao avait été pris, à tort, pour cet assassin fuyard avant que son ADN ne le disculpe.
Ce sont ces deux personnages qui sont à l'origine de ce scénario complétement éclaté autour d'une pseudo recherche menée par deux dames qui sont enquêtrices sur le web. Une activité d'amateurs déterminés à faire des investigations qui, souvent, concernent des délits plus ou moins graves. Cette corporation existe bien sur le net.
Ce récit nous vaut quelques scènes d'anthologie : la femme enceinte dans l'avion, la concierge qui commente son milieu en des termes insensés, des interrogatoires de police, e.a. via vidéo en anglais, et il y en a beaucoup. Certaines assez gores, d'autres moins inspirées, mais souvent des petits sujets qui s'enchaînent et provoquent une certaine hilarité.
Elle est due essentiellement au talent d'acteurs peu connus et au dialogue qui ne recule devant rien. Tout ce petit monde gravite autour du réalisateur, directeur de troupe de théâtre, qui en est ici à son troisième long métrage. Des films qui ne sont pas destinés à des enfants de chœur qui se souviennent de l'époque où ils jouaient avec des pistolets à eau. Ça ne fait de mal à personne.