Une excellente occasion d'élargir la connaissance de ce réalisateur qui s'est fait une place de choix dans la cinématographie des cinéphiles audacieux. (Réf. 447-584-1353-1501).
Ce film-ci de 2009 est le 2^e^ de ce réalisateur, scénariste, dont il est permis de dire qu'il n'est pas conventionnel.
Nous voici voyeur d'une famille complètement dysfonctionnelle. Le père, bien de sa personne, est le seul à pouvoir sortir d'un lieu complètement clos dont la raison d'être serait de protéger son épouse et leurs trois enfants, jeunes adultes, qui n'ont pas de prénom...
Nous comprenons vite que l'emprise du pater familias est complètement perverse. Il professe que l'on ne peut sortir qu'après avoir perdu une canine et que, pour accéder à la conduite automobile, indispensable en ce lieu perdu, il faut que la canine repousse.
L'une des curiosités de cette famille est d'utiliser des mots dont le sens est totalement différent de ce qu'il est en réalité.
Et comme le père (solidarité masculine) tient à satisfaire la sexualité du fils, une dame est amenée pour ce faire. Elle jouera un peu le rôle d'éveilleuse pour les sœurs.
Plusieurs scènes extravagantes, sanglantes, ponctuent le train-train quotidien de ce microcosme improbable. Et la fin sera sans conclusion.
Pour adhérer à un tel récit un peu répétitif et totalement déconnecté d'une quelconque réalité, il faut me semble-t-il, une fameuse dose de dérèglement mental car c'est, à mes yeux, le seul sens de ce qui nous est montré avec un soin et une originalité des cadres qui soutiennent un peu l'attention, histoire de bien souligner que c'est une œuvre d'art, pas une sorte de « cadavre exquis » qui se déroulerait dans un asile d'aliénés.
Les prix prestigieux attribués à ce film attestent qu'ailleurs, il y a aussi des gens qui n'ont pas une dent contre les sujets casse-gueule.