Après avoir beaucoup souffert à la vision du premier film de sa fille Ishana (*The Watchers -- 1500) il me semblait normal de visionner pour la première fois un film du père, ce maître du thriller. C'est le 15^e^ film d'une carrière brillante avec ses hauts et ses bas, mais c'est surtout l'expression d'une personnalité hors du commun. Rendu célèbre par des succès dans les sujets à suspens, avec une fin de ses scénarios dite « Twist final » qui est supposée surprendre.
Il faut reconnaître que l'idée ici est audacieuse qui postule la présence d'un redoutable tueur dans le public innombrable attiré par une starlette botoxée, une vraie chanmée, idole des adolescentes hystériques qu'accompagnent souvent leurs parents à ce genre de concert. Il est amusant de noter que cette chanteuse est une autre des filles du réalisateur, Saleka. On lui doit la bande musicale du film.
Notre attention est focalisée sur un charmant papa et sa jeune fille débordante d'énergie.
Pendant que se déroule le concert, un dispositif policier tentaculaire (300 policiers) se déploie.
Le tournage, sur pellicule argentique, a été organisé durant un vrai concert mis en place par la production, (avec un public réduit et multiplié par trucage) ce qui donne au film un côté très réaliste, non dépourvu d'humour.
Le FBI va-t-il réussir à identifier et attraper le redoutable assassin en série ? Vous le découvrirez en salle si vous aimez vous laisser distraire par ce genre d'histoire à la frange du réalisme. Si la mise en place des éléments du suspens est très habile, il m'a semblé que la fin devient bavarde, quasiment artificielle.
Pour être clair, c'est le prototype, à mes yeux, du film inutile, mais de qualité que verront celles et ceux qui aiment se laisser attraper par ce genre d'élucubrations.