Comme j'apprécie mal la bande dessinée, je n'ai pas lu les 24 albums consacrés à ce héros de Jean Van Hamme, et je n'ai pas vu les 2 premiers films qu'il a inspirés. Ici, ce qui m'a poussé en salle, c'est mon estime pour le talent du réalisateur qui est confronté pour la première fois à une énorme machine de standing hollywoodien. Et il s'en sort avec brio. Cage (2) et Duelles (657) m'avaient convaincu, mais ici, changement de catégorie...
Mais aussi, scénario formaté. Un empire financier en est à sa troisième génération et comme souvent, il risque de s'effondrer sous la pression des « méchants » et le désir inassouvi de vengeance. Alors notre héros va aller de confrontations en prouesses, cascades spectaculaires, combats dont il sort sans surprise gagnant, mais non sans mérite.
Il est aidé par une sympathique métisse orpheline, canadienne et qui a son franc-parler, avec l'accent ! Et bien entendu le canif salvateur.
Tout cela se laisse regarder l'œil béat devant tant d'images préformatées pour illustrer une histoire assez bas de plafond, interprétée avec tous les clichés du genre.
Il est agréable d'entendre une musique de Frédéric Vercheval et d'apprécier les décors de Pierre Renson qui a fait un travail aussi varié que stéréotypé pour localiser les lieux de cette histoire qui n'entrera pas dans l'histoire du cinéma mais qui justifie au moins le prix de la place.