Clignez des yeux deux fois. N'en faites rien ! N'ouvrez surtout pas les yeux, c'est la seule façon d'échapper à ce produit commercial, certes réalisé avec panache, mais qui n'est qu'immonde. Le titre de cette daube était plus explicite : Pussy Island. Mais il a été abandonné.
Une espèce de wonderfull boy bellâtre et séduisant pour demi-mondaines bien moulées attire ses proies sur une île supposée déserte où, avec quelques amis complètement répugnants, il fait la fête de cette façon qui donne envie de mourir. Un tsunami de champagne, des pétards format XXL, de l'alcool par shots frénétiques et au goulot, bref tout ce qu'il faut pour mettre l'ambiance autour d'une piscine. Je ne vous parle pas de la musique dans laquelle baigne cette dizaine de personnes complètement décadentes. Évidemment les choses tournent mal et cela dure longtemps.
L'essentiel du dialogue peut se résumer en deux phrases que n'aurait pas osé Robert Louis Stevenson : Are you OK ? I'm sorry !
L'interprète vedette de ce film, Noami Ackie est, comme la réalisatrice, une superbe métisse. Elle fut la très brillante interprète de Whitney Houston dans I Wanna Dance With Somebody (1091)
La réalisatrice dont c'est le premier film est très appréciée aussi comme comédienne, singulièrement dans des rôles pour films de franchise. Son mari, Channing Tatum assume le rôle masculin inspiré par Jeffrey Edward Epstein dont les frasques coupables n'ont jamais été condamnées car il s'est courageusement donné la mort le 10 août 2019.
Il y a donc une lecture féministe, post \#*Me Too à faire du film, ce qui le sauve de l'opprobre qu'inspire son sujet.
Mon sentiment est que le scénario passe à côté d'une véritable histoire qui ne saurait se résumer à des excès et des phantasmes. Si la consigne est de cligner deux fois des yeux pour appeler à l'aide dans les cocktails où sévissent les prédateurs, mes yeux sont restés eux, écarquillés.