Jolies adultes. Elles sont trois, les filles d'une mère assez fantasque et leurs tempéraments à toutes quatre, leurs caractères forts, leurs parcours de vie ne les rapprochent que très rarement.
Le film nous raconte précisément un de ces moments de réunion familiale chez l'oncle, (admirable Albert Delpy que l'on retrouve déjà dans Les Barbares -1527). Il est le frère de la mère et habite un endroit paradisiaque en Italie, là où il coule une douce retraite en compagnie d'une dame qui vaut le prix de la place de cinéma !
Une voix off va nous guider dans la connaissance et le ressenti de cette famille très dysfonctionnelle mais assez joyeuse, où la liberté de parole et de mœurs est assumée sans gêne par chacune.
L'on comprend petit à petit que l'intention du scénariste/réalisateur est d'interroger les questions de maternité et la fin des utopies familiales, de fin de vie aussi. Et il le fait avec une verve parfois trop bavarde, mais toujours rythmée, pétillante et souvent le spectateur se sent interpelé personnellement tant la diversité des sujets évoqués semble le riche reflet de nos sociétés.
Ce premier film d'un prolifique auteur de B.D. a un ton qui tranche positivement avec la comédie franchouillarde, les acteurs sont peu ou pas connus, tous jouent de façon convaincante et le côté un peu bricolé de la production se ressent ici ou là de façon sympathique.
Pour une première œuvre dont il faut espérer qu'elle ne reste pas unique, on peut dire déjà que c'est un bel enfant.