Un poète et son épouse habitent avec leur fille adolescente une très belle maison en Grèce, laquelle est entretenue par un factotum discret et dévoué.
Au moment où ils y accueillent une amie de longue date, intellec-tuelle sensible à l'œuvre poétique de son ami, ils découvrent dans la piscine une dame qui s'y baigne nue pour se rafraîchir. La maî-tresse de maison lui propose de but en blanc l'hospitalité.
Chacun devine que ce petit groupe, avec comme seul homme un poète en panne d'inspiration, va générer une dynamique complexe et pas toujours claire ni bienfaisante.
D'une façon un peu divagante nous sommes témoins des petits événements que sont les bains dans la piscine, dans la mer, les promenades sur les rivages escarpés où quelques hommes adeptes du nudisme mettent en valeur leurs jeunes corps musclés et bronzés. Bref tout un érotisme qui jamais ne trouve de conclusion.
Pour s'encanailler un peu, il y a des dancings fétichistes dans lesquels les chorégraphies sont très travaillées et qui ne sont pas d'une grande pudibonderie. Ce qui a inspiré la détestable affiche du film.
Le récit finira d'une façon non ambigüe mais un peu démonstrative. Cette première œuvre est réalisée par un artiste féru de peinture, de mode et qui s'est formé en réalisant des spots publicitaires haut de gamme. Il adapte ici un roman éponyme de Deborah Levy.
On retrouve dans ce long métrage une rigueur formelle qui, hélas ne suffit pas à nous tenir en haleine. L'usage presque systématique de la longue focale pour les plans serrés sur les visages accentue significativement l'isolement des personnages et les cadres serrés, délibérément de guingois induisent ce sentiment d'inconfort et de déséquilibre qui s'impose de façon de plus en plus prégnante et qui nous fait nager entre deux eaux.