Il est rare de voir des films aussi abjects, véritables incitations aux pires comportements qui prolifèrent partout : des enfants tués au couteau, à Bruxelles plusieurs fois par mois résonnent des coups de feu, on égorge dans les galeries marchandes, on assassine les profs, bref la liste s'allonge de cette bestialité dont ce film semble faire, sinon l'apologie, du moins la norme d'un monde immonde qu'il contribue à rendre probable et, pour les faibles d'esprit, enviable : regardez-les mettre les quartiers anglais à feu et à sang, saluer comme des néonazis durant les matchs de foot, menacer de mort les personnes impliquées dans certaines séquences de la cérémonie d'ouverture des J.O.
Sous prétexte d'un traumatisme d'enfant, un homme va avoir un comportement à ce point perturbé qu'il sera placé dans une institution dans laquelle il va rencontrer une charmante jeune fille, colloquée elle aussi, avec laquelle il fugue.
S'ensuivent des rencontres, des confrontations, des meurtres d'une exceptionnelle abjection qui font passer Joker (697) et les films de Tarantino pour des bluettes de nurserie.
Et ce qui me parait le plus dommage, c'est que le film est remarquablement réalisé, monté avec astuce. La séquence d'opéra à la fin en est une belle illustration. Les effets spéciaux gorissimes sont hyper-spectaculaires et comme il se doit dans ce genre de film, le dialogue est d'une rare débilité.
50 millions de dollars pour commettre une telle chose, c'est affligeant.