Jus de coléoptère. Un film burtonesque qui aurait pu être mis en image par Picasso revisitant Jérôme Bosch. Mais cette extravagance gothique manque un peu de sens. L'on y découvre des personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres confrontés à des circonstances qui relèvent de délires sous influence, ponctués par des moments d'humour que chacun appréciera selon son degré d'adhésion à ce type d'univers où s'exprime le talent d'un créateur abreuvant ses happy few qui se pâment devant tant d'outrance et de sophistication.
Tim Burton a un fan club inconditionnel, et je n'en suis pas, malgré l'estime qu'inspire son travail, commenté déjà pour Big Eyes (117).
Il est convenu de cataloguer ce dernier opus parmi les legacyquel, un type de production en économie circulaire qui reprend l'essentiel d'un sujet ayant déjà plu au public et qui le reconditionne pour attirer à nouveau la génération suivante.
Que chacun se fasse son opinion ; le spectacle baroque et souvent cauchemardesque est d'une très grande maîtrise mais aussi d'une immense vacuité malgré tous les efforts des protagonistes. 20 longs métrages ont valu à ce réalisateur son étoile sur l'*Hollywood Walk of Fame. Ce qui force le respect mais n'oblige pas d'y suivre cet astre.