Le portrait d'une arriviste, une jolie femme qui gagne durement sa vie dans le cinéma porno mais qui veut, à toute force, devenir une « star » de cinéma. L'intérêt du film réside dans la reconstitution d'une époque, 1985, dans les grands studios d'Hollywood, fabricants de rêves, au prix du cauchemar de ceux qui y travaillent. Et pour mélanger les genres, on doit subir le Traqueur de la Nuit qui va essayer d'ajouter un peu de tension dans une histoire qui ne capte guère l'attention. L'année choisie n'est pas un hasard, mais celle que certains spécialistes du film d'horreur définissent comme la fin d'un genre, le slasher movie, des films de tueurs psychopathes qui utilisent des armes blanches (le mot anglais « slach » se traduit par « fendre » et s'utilise aussi pour la découpe de boucherie...).
Le film d'horreur, que les italiens nomme giallos, n'est pas ma spécialité et je n'ai pas vu de ce réalisateur le film X et le prequel Pearl, ses deux précédents opus avec la même actrice, Mia Goth, films qui sans doute, permettent de mieux comprendre et apprécier le troisième volet de ce triptyque.
Ce qui est singulier est l'incorporation d'images réelles liées à la traque de Richard Ramirez en 1985, gentleman condamné à mort pour 11 viols et 14 meurtres. Son goût pour la musique d'AC/DC valut à ce groupe une période de damnation !
Le spectateur essaye de s'accrocher à des détails méticuleux, comme la prise de cocaïne disponible dans des compotiers, aux VHS qui sont d'un autre temps, à quelques allusions politiques...
Mais cela ne va pas très loin et traine un peu en route.