Du premier Alien : Le Huitième Passager de 1979, j'avais gardé un souvenir impressionnant car il me semblait innovant et la tension terrible que cet être xénomorphe apparaissant soudain créait dans cette communauté d'astronautes m'avait semblé innovante. Mais je n'ai pas été voir les autres, ce genre d'univers artificiel destiné à épouvanter ne m'apporte rien.
Cette version réchauffée, la septième de la saga n'a plus aucune des qualités initiales. Nous sommes embarqués dans un vaisseau spatial nommé Romulus qui ressemble à un grand hangar victorien, rouillé, mal entretenu dans lequel ici et là, des écrans, des boutons colorés sont des lieux de crises d'hystérie. Il faut dire que les portes qui ne s'ouvrent pas et les vidéoconférences crétines ne permettent pas aux astronautes un peu freluquets de se montrer à la hauteur de l'invasion qu'ils vont subir, malgré leur armement à faire pâlir les snipers de troupes d'élite.
Le film s'ouvre sur la capture spectaculaire d'un astéroïde et la bande son est particulièrement travaillée, mélangeant voix, musique et effets sonores de façon innovante.
J'étais tenté de compter le nombre de plans analogues montrant de près les visages effarés de nos voyageurs embarqués sans espoir de retour. Alors ces êtres répugnants, gluants, bavant des liquides aux vertus délétères, une sorte de carnaval pour animatroniques en lévitation. Les dialogues débiles sont assaisonnés d'un jargon pseudo scientifique et l'on souhaiterait que la cryostase, cet état de suspension temporaire des processus biologiques par congélation contrôlée, atteignent ceux qui se consacrent à de tels films totalement dépourvus d'intérêt.