C'est le prénom de fiction d'un jeune auteur dont le vrai prénom est Max, promis à une belle carrière si l'on écoute toutes les personnes qui l'entourent, des « sachants » qui prétendent flairer le talent et arbitrent les opportunités offertes pour être publié dans une revue littéraire londonienne pédante.
Ce jeune éphèbe de 24 ans écrit en s'inspirant de ses rencontres homosexuelles.
Toute la panoplie y passe : boites de nuits, sites spécialisés, prostitution explicite avec des hommes violents ou des hommes mûrs dont le coming out est récent, des parties à plusieurs...
Et nous assistons 9 fois aux ébats détaillés et variés de ce jeune en « mâle » d'inspiration.
A part la bande sonore avec une musique qu'il faut qualifier « d'atmosphérique » même si cela ne veut pas dire grand-chose, et une image léchée, je n'ai pas trouvé grand intérêt à ce voyage glauque même s'il débouche sur le Graal tant attendu : la publication du premier roman. Un auteur américain est évoqué au début du film, Bret Easton Ellis, apparemment célèbre dans ce milieu qui décrit une jeunesse à la dérive. Au moins ce film a-t-il la vertu de faire connaître cet auteur important.
Ce film est le deuxième d'un réalisateur finlandais qui est produit à Londres.
Il essaye de sensibiliser les spectateurs à la question de savoir si un créateur doit puiser dans son vécu pour être singulier, original. Chacun se fera son opinion.
Mais nous sommes en pleine surenchère de ce voyeurisme sexuel dont le film Emmanuelle (1555) me semble être un autre bel exemple, mais celui-là avec 6 scènes de sexe seulement.
Comme le Taxe Shelter co-finance ce film, cela nous donne droit à des séquences à Bruxelles, d'une parfaite vacuité si l'on ne se passionne pas pour le métier de travailleur du sexe masculin.