« Nous souffrons de maux guérissables : et la nature elle-même nous aide, qui sommes nés pour faire le bien, si nous voulons nous soigner ». Cette dédicace de Jean-Jacques Rousseau pour son Émile pourrait donner une bonne idée de ce film qui est présenté comme un documentaire. Une nouvelle sorte de vie sauvage et peut-être par le double sens, une sauvagerie qui fera basculer la vie de cette famille. La mère avait une fille déjà lorsqu'avec son second mari, ils auront trois enfants.
Nous allons découvrir leurs vies singulières, retirés en quasi autonomie dans les lointains norvégiens. C'est une façon un peu idyllique de nous montrer que l'on peut vivre autrement. Et peut-être être heureux. Sauf qu'un drame va briser cette harmonie et va mettre le père au défi de poursuivre seul avec 3 jeunes enfants ce mode d'existence.
Le récit se déroule par petites séquences pleines de tendresse, d'humour mais une sourde anxiété affleure de loin en loin.
Le film est réalisé avec un regard qui devait être celui des premiers peintres « sur le motif ».
Nous sommes immergés dans une vie rurale, rustique dont le cours de l'histoire montrera les limites et les désenchantements.
La réalisatrice, documentariste norvégienne, travaille sur des sujets en y intégrant le cours du temps. Prenez celui nécessaire à vous immerger dans un univers qui ne laisse pas indifférent.