En allant tout de même voir ce film, j'espérais découvrir François Damiens en chien, condamné à une peine très sévère. Déception ! Il n'est que le propriétaire grimaçant et hystérique d'un gentil toutou qui mord les braves gens.
Une avocate va donc essayer d'éviter l'amende pénale au propriétaire et l'euthanasie au clébard.
Disons d'abord que la question n'est pas négligeable de faire reconnaître en droit que le chien n'est pas une chose, que si on le fait mourir, on ne le détruit pas comme un objet, mais on le tue comme un être vivant. Vous verrez que c'est loin d'être une évidence.
Le problème du film qui se veut comique, est d'abord sa construction assez chaotique. Les scènes se succèdent sans réels enchaînements, les personnages surgissent de façon chronologiquement étonnante et sont peu développés. Une conversation grivoise au restaurant au début, me semble aussi beauf que sans objet, l'avocate des plaignantes n'apparaît qu'après la première rencontre entre le chien et le juge, un charmant afro-descendant qui fait du dog-sitting intervient soudain, comme les victimes un peu deus ex machina...
Il y a une odeur de féminisme qui flotte ici ou là de façon très « tendance ».
Et tout ce petit monde « surjoue » pour essayer de donner un ton amusant aux dialogues. Quoi, c'est un film pour rire, non ? Cette première réalisation d'une comédienne qui assume le rôle pivot de l'avocate du chien n'est pas raté, il est plein de faux plis. Comme c'est une actrice de talent (*Le Roman de Jim (1491) Acide (1258) Nos batailles (548) et tant d'autres) elle va certainement repasser, nom d'un chien.