Ça ne traine pas, c'est une comédie légère sans autre ambition que de distraire un public bienveillant et pas trop cinéphile.
Le démarrage de l'histoire est très dynamique dans un hôtel de transit pour équipage qui loge entre deux voyages dans un pays lointain balayé par une tornade.
Un équipage est d'avion, l'autre de sous-marin. Et bien entendu un des aviateurs va se retrouver dans le sous-marin. Suite à l'écran.
Si l'on accepte l'invraisemblance de la situation et qu'une seule femme fasse partie de l'équipage du submersible, on peut s'amuser des situations qui se succèdent à toute allure, avec des échanges de répliques qui, sans être salaces, ont pour principal objet de parler de la vie sexuelle. Un soupçon de mythomanie, un zeste de coup d'un soir, une drague de lourdaud... Tout cela n'est pas facile pour ces grands voyageurs en uniforme !
Il n'y a rien à craindre pour les yeux, et ce n'est pas non plus un cours de psychologie, mais un défilé de clichés plus ou moins amusants qui font bosser des acteurs que l'on a vu déjà en meilleure compagnie. En particulier Eye Haïdara qui est très amusante et que nous avions tant appréciée déjà dans La Chambre des merveilles (1159) ou Les Goûts et les Couleurs
(994) et La Lutte des classes (640) ou dans Le Sens de la fête (439). C'est le deuxième film de ce réalisateur qui ne manquera pas de progresser. Ici, il a réuni un grand nombre de séquence « standard » de la comédie romantique et du film d'action sans y apporter ce petit je ne sais quoi qui aurait donné à son histoire plus d'allure.
Lorsqu'il pleuvra à verse et que vous mangerez des pizzas dans le canapé sans faire de tache, vous verrez que ce film agréable passe et s'oublie à toute allure.