Oui, mais allant vers où, vers quoi ? Le début de l'histoire est trai-té de façon très dynamique qui nous montre un trader au bord de l'apoplexie car les catastrophes climatiques qui s'abattent sur la terre créent une panique planétaire. C'est très bien montré.
Alors il faut fuir et se réfugier dans une ferme du Morvan. Là, petit à petit les choses prennent une tournure moins apocalyptique et doucement renait l'espérance.
Tout est prévisible dans le récit, le traitement cinématographique est assez convenu, le jeu des acteurs très appuyé. Mais cela n'enlève rien au plaisir rurale de ce genre de récit qui hésite entre faire rire et faire la morale. De ce réalisateur, nous avions apprécié déjà Champagne (991) et nous retrouvons ici le même goût pour la nature, pour le film chorale et des dialogues très travaillés.
Un livre au titre analogue a été publié par ce réalisateur qui aborde les questions de sobriété, d'utopie, de retour à la nature. C'est aussi voir l'écologie sous un angle à la fois jouissif et instructif ce qui insert ce film dans ce courant bien utile, mais cette fois de façon assez ludique. Les dialogues font mouche et cette réplique entre le trader surmené avec sa montre de super luxe et le baba cool, est exemplaire de ce que le film veut nous dire :*Toi tu as la montre ; moi j'ai le temps.
Prenez le temps de découvrir ce monde à l'envers ; il fait rêver.