Une bluette. Une charmante jeune femme rencontre dans le cadre de son travail un séduisant et très riche jeune homme et ils s'épousent avec ferveur. Ce qui ne convient pas aux parents du jeune homme qui ne reculeront devant rien pour faire annuler ce mariage.
Il se trouve que cette jeune fille est une ardente travailleuse du sexe. Et que ses beaux-parents sont des oligarques russes.
Le film est grosso modo en trois parties : la première nous permet de voir par le menu le milieu professionnel de la jeune fille. La deuxième développe l'attachement entre ces deux tourtereaux et la troisième, un peu longuette, c'est la recherche du jeune marié par les hommes de main des parents pour le faire changer d'avis.
Ce film a remporté la Palme d'Or à Cannes, confirmant une fois de plus à mes yeux que l'on couronne des œuvres indéfendables dans ce haut lieu du cinématographe.
Les thuriféraires de ce film (et ils sont majoritaires) vont se goberger en expliquant chaque action, chaque plan, en essayant de transformer la boue en or.
Ah ! l'image de la femme, de la mère, l'emprise de l'argent sur les faibles, la violence comme moyen de prise de pouvoir, la sexualité comme levier des pires bassesses, et j'en passe.
Il est vrai que c'est très bien filmé (en 35m/m) et avec des optiques anamorphiques pour recréer les ambiances de ce type de films d'autrefois. Mais à quoi bon si c'est pour nous débiter une histoire qui oscille entre la veulerie et le récit caricatural d'une histoire sans intérêt.