Le contraire d'un sourire ! Pour moi, ce genre de film est abomi-nable, l'horreur dans tous les sens du termes. Le vague fil conduc-teur de l'histoire est une vedette de la chanson, Skye Riley qui, ayant été victime d'un accident de voiture et d'une malédiction, remonte sur les planches malgré ses douleurs, ses phantasmes et ses an-goisses. Pour se soulager, elle consomme du Vicodin, médicament/ drogue très en vogue dans les milieux du show business e.a. à côté de la coke et de l'alcool.
Sans doute ce film est-il en compétition pour le record d'utilisation du mot très élégant fuck et fucking que l'on doit subir à chaque réplique.
Si l'actrice Naomi Scott impressionne par ses prestations très contrastées, c'est la seule chose qui maintient un vague intérêt dans ce bric-à-brac scénaristique qui ressemble à une remise pour vieilles recettes rouillées.
J'avais eu la sagesse de ne pas aller voir le film précédent, Smile
et ici j'ai été atterré par le nombre de scènes hémoglobines et violences en tout genre, sans autres raisons d'être que d'effrayer les petites jeunes filles dans la salle qui gloussent comme des oies, admiratrices sans doute de Taylor Swift. Peut-être subissent-elles aussi un rude traitement d'orthodontie, ce qui aurait été à l'origine du roman graphique (*Smile. A Dental Drama) de Raina Telgemeier qui a inspiré ces films...
Ici, le cinéaste a changé de se(r)vice et l'on est dans la chirurgie de champs de bataille hyper gore et dans la psychiatrie de carnaval. Pour passer d'une séquence à l'autre, il faut subir des jump-scares, ces moments faits pour renverser ses popcorns sous l'effroi d'une vision outrancière destinée à faire sursauter.
Il y a un public pour ce genre de films à mes yeux, totalement dé-pourvus d'intérêt, malgré le soin apporté à sa mise en œuvre : lumières, cadres, et une bande sonore qui est ici un exemple de sophistication. Mais à quoi bon tout ce travail qui ne fait même pas sourire.