Le chevalier à la coupe est une image du tarot. Ce film est l’image de la tasse du taré.
Comment apporter le moindre crédit à ce spectacle qui hésite entre un catalogue vidéo du Club Med et un exercice d’étudiants de cinéma qui s’essayent à toutes les techniques sans jamais se préoccuper du contenu des images, de la structure de ce qui pourrait être un récit. Déjà le dialogue nous est pratiquement épargné ; reste une voix off que l’on croit écrite par un humoriste soul un soir de cafard.
C’est de l’escroquerie intellectuelle. Et la présence de Madame Armani - Cate Blanchett - accentue encore l’incompréhension agacée devant cette supercherie. C’est répétitif, mou, esthétisant, avec de vagues signes de connivence pour ceux qui croient comprendre le sens enfoui des choses. Ce qui s’enfuit, c’est le spectateur gavé d’un esthétisme sans l’once d’une sensibilité.
Et c’est agaçant, en plus, car cela ne manque pas de talent, de savoir-faire, de moment d’un étrange mystère.
Allez, la visite des lieux chics de Hollywood et des paysages où l’humanité s’est absentée, sont les seules choses qui compensent l’irritation que le film provoque. On en a ras la tasse.