Ce titre qui sent la sacristie et l'encens signifie « l'effacement d'une faute par le pardon » et l'on donne alors l'absolution. C'est celle des enfants du héros qui est recherchée par celui-ci.
Ce film n'est pas de ceux qui se déroulent dans un confessionnal !
Nous sommes interpelés par la voix off d'un homme que nous suivrons 2 heures durant. C'est un ancien boxeur, fréquentant des milieux malfamés, alcoolique et qui souffre d'une encéphalopathie traumatique chronique qui est une dégénérescence progressive des cellules cérébrales due à plusieurs traumatismes crâniens.
Nous allons plonger à Boston dans un univers fait de réminiscences, de rencontres et de confrontations. Ce qui aurait pu être une étude subtile des angoisses que provoquent cet état devient hélas, une quelconque histoire de crapules sans scrupules. C'est bien joué, bien filmé, avec des moments assez réussis, quelques scènes oniriques. Mais cela ne dépasse guère le niveau d'un divertissement glauque. Et les personnages croisés dans cette errance mi alcoolisée, mi amnésique, sont peu développés et donc inintéressants, clichés.
C'est le 13^e^ film d'un réalisateur norvégien qui n'a malheureusement pas assez travaillé ce scénario. Nous avions commenté déjà l'un de ses films avec le même acteur, Cold Pursuit (618) en des termes qui pourraient être repris intégralement ici.
Mais le métier, le casting et les qualités d'image inspirent l'absolution pour ce film qui en a besoin.