Amusant jeu de mot dans le titre qui évoque le poème de Victor Hugo, mais aussi l'art en tant qu'expression, ici en particulier, l'art de la peinture.
Le réalisateur, l'un des Snuls, de Bunker Paradise, de Tokyo Fiancée et co-réalisateur de Baby Balloon (102) n'avait plus fait de fiction depuis 10 ans mais il est d'une activité prolifique en maints domaines ayant l'humour comme principal point commun.
Ici il a réussi à bien dompter Benoît Poelvoorde qui fait une cour assidue à une Camille Cottin très en beauté. Laurence Bibot s'amuse à incarner un personnage extravagant et François Damiens n'ayant que quelques apparitions, n'arrive pas à gâcher l'ambiance primesautière d'une histoire faite pour divertir. Inutile de l'évoquer, sa découverte fait le charme de ce film de distraction qui s'amuse à tenir des propos iconoclastes sur la peinture, sur l'art en général et les adorateurs du « conceptuel » en prennent pour leur grade.
Un divertissement qui fera rire certains par moments, que d'autres grincheux vont piétiner par manque de lâcher prise qui ne ferait pas de mal un soir de pluie à la télé. C'est aussi, pour certains, une façon d'être heureux.